Situation en Équateur

L’objectif principal de la Fondation pour les Enfants en Équateur (FEÉ) et de la Fundación de Assistencia Social Madre Rosalia Cadrón (FASMRC) est de prêter assistance aux mères monoparentales de la banlieue de Pascuales et à leurs enfants. À Pascuales, bon nombre de mères monoparentales vivent dans des situations difficiles en raison de leur jeune âge, de leur manque d’éducation et dû au fait qu’elles sont seules à devoir soutenir économiquement leur famille. Voici un aperçu de la situation des mères célibataires en Équateur.

MÈRES ADOLESCENTES

En Équateur, le nombre de mères adolescentes (de 15 à 19 ans) n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années. Selon les données de l’Institut national de statistiques de l’Équateur (INEC), en 2014, le pays atteignait la 3place dans les pays d’Amérique latine ayant le plus haut taux de mères adolescentes. En 2011, sur l’ensemble des femmes ayant accouché à l’intérieur du pays, 22% d’entre elles avaient entre 15 et 19 ans. À cet effet, plus de 55% de l’ensemble des mères adolescentes du pays se retrouvent dans la région côtière du pays, qui inclut la région de Guayas (INEC. 2011). Cette situation s’explique notamment par la grande pauvreté de cette région, par le manque d’éducation face à la sexualité et par les situations sociales et familiales difficiles. Souvent, à a suite d’une grossesse non-désirée, les jeunes filles peuvent subir des pressions sociales pour se marier et pour avoir d’autres enfants. « Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, plus de 30% des jeunes filles se marient avant l’âge de 18 ans et près de 14% avant l’âge de 15 ans » (OMS. 2014). Les grossesses précoces sont la seconde cause de décès chez les adolescentes (OMS. 2014). Sur l’ensemble des mères adolescentes présentes en Équateur, 20% d’entre elles sont célibataires et la majorité appartient à la population inactive.

MÈRES CÉLIBATAIRES

Près de 5% des mères de la région de Guayas sont célibataires (INEC. 2010). Ceci rend leur situation et celle de leur famille plus précaire, puisque le temps qu’elles accordent au soin des enfants est soustrait aux activités génératrices de revenus. De l’ensemble des mères célibataires, 8% d’entre elles ne savent pas lire et écrire et seulement 18% d’entre elles possèdent un diplôme d’études supérieur. Il est aussi à noter que sur l’ensemble des mères célibataires, 37% se retrouvent dans la tranche d’âge des 17 à 20 ans (INEC. 2010).

À la lecture de ces données, nous pouvons mieux apprécier la pertinence de la mission première de la FEÉ qui est de venir en aide aux mères monoparentales. La FEÉ leur fournit des ressources pour devenir plus autonome par l’entremise d’un centre pour femme, d’une garderie et d’un programme de bourses d’études pour leurs enfants.